Un étudiant se fait passer pour un riche homme et couche avec près de trente jeunes filles

En cette période de fête, certaines jeunes filles, qui veulent ressembler à leurs camarades nanties, font tout pour avoir de l’argent. Ça tombe bien. Samira Diallo, un malhonnête et détraqué sexuel se faisant passer pour un riche homme, cherche de la compagnie. Aussi, ouvre-t-il ouvre un compte sur Facebook, afin de rencontrer de jeunes filles avec qui passer de bons moments, avec pour finalité, des relations sexuelles moyennant de l’argent. Ce ‘’gain’’ pourrait être augmenté en fonction du ‘’bon comportement’’ de la jeune fille.

Il lance ses premières photos et son contact sur le net. L’hameçon prend aussitôt. Lorsque les prétendantes appellent, elles ont au bout du fil, un certain N.E.J., un jeune étudiant de 25 ans, qui ‘’joue les intermédiaires’’. Il conduit de jeunes et jolie filles vers son ‘’boss’’. Lui aussi, très jeune homme du même âge. Une fois la rencontre coquine et charnelle terminée, le richissime homme, qui donne rendez-vous pour le versement de la somme due, disparaît de la circulation, et ‘’ses’’ numéros ne passent plus.

Cette bande qui, en réalité, se résume en la seule personne de N.E.J qui, tantôt, se fait passer pour Samira Diallo, va continuer à sévir. Pis, depuis sa base de Koumassi, ce Don Juan fait venir des filles de toutes les communes d’Abidjan et même des villes environnantes. Mais, certaines filles, qui « ont fait leur calcul » en se livrant à ce riche jeune homme, se rendent compte qu’elles ont été abusées. Elles prennent leur courage à deux mains et saisissent le commissariat de Police du 36e arrondissement, non loin de la future gare routière Cissé Bacongo.

Le commissaire Ouattara Kader, chef de service, et ses hommes ouvrent une enquête. Le jeudi 12 décembre 2019, dans la soirée (20h), ils réussissent à localier N.E.J., un cybercriminel. Celui-ci est aussitôt interpellé. La suite, c’est lui-même qui raconte. Etudiant, il dit user d’un faux compte Facebook, au moyen duquel il empruntait le nom de Samira Diallo. A partir de ce compte, il invitait des filles à avoir des rapports sexuels payants avec des clients virtuels, moyennant des sommes d’argent allant de 100.000 à 300.000 francs Cfa. C’est à travers cet appât qu’il réussissait à avoir les jeunes filles. Il a confirmé être seul à agir avec de faux noms.
Non sans révéler avoir abusé sexuellement de plus de vingt jeunes filles.

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Moussa Diawara
Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport