Dans l’obscurité d’un bar de Conakry, refuge de vies brisées, une femme livre un combat intérieur déchirant. Cette travailleuse du sexe, nous l’avons rencontrée ce jeudi 20 mars, après avoir exploré les recoins de Conakry, en quête d’une vérité souvent ignorée : la réalité de ces femmes oubliées. Entre silences méfiants et regards fuyants, rares sont celles qui acceptent de parler.
« Pendant ce mois, je reste cachée dans ce coin sombre du bar. Je n’ose pas sortir comme avant. Pendant que d’autres prient et demandent pardon, moi, je vends mon corps. Ce n’est pas une fierté, c’est une souffrance »
Après plusieurs refus, nous avons finalement convaincu une femme de briser le silence, en échange de quelques billets. À voix basse, cachée dans un coin sombre du bar, elle s’est livrée, les yeux emplis de tristesse. Son témoignage est celui d’une âme enchaînée, d’une vie dictée par la survie, marquée par la souffrance et le poids du Ramadan, un mois censé être sacré, mais qui lui rappelle surtout son combat quotidien.





















































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