Dans l’une de nos publications récentes nous avons dénoncé le comportement mercantile des gérants de bus vis-à-vis des citoyens. Dans cette présente livraison, nous restons toujours dans le secteur du transport urbain en mettant la lumière cette fois-ci sur les conducteurs de taxi à Conakry. Eux aussi excellent dans des pratiques non moins reprobatrices que leurs collègues des bus. Notre plume se focalise encore sur Fidel Castro, l’autoroute principale de la capitale notamment sur le tronçon Km36-madina où le constat est très revoltant. Il y a des guinéens qui trouvent leur confort dans le malheur de leurs compatriotes à l’image des conducteurs de taxi qui se croient tout permis comme dans une cité de non droit en ramant à contre-courant des normes préétablies. Leur mode opératoire consiste à morceler le tronçon en plusieurs axes afin de realiser plus de bénéfices au préjudice des populations. Dans leur sale besogne, ils font payer plus cher aux clients le trajet. Exemple, le tronçon Enta-Matoto incluant les axes Kissosso-Sangoyah- Matoto coûte 2000 Gnf. Ces chauffeurs indélicats de taxi bien qu’en partance pour Matoto embarquent les clients pour Enta-Kissosso, Kissosso-Sangoyah et Sangoyah-Matoto pour 6000Gnf. Les conducteurs de Taxi ne sont pas seuls, des chauffeurs de véhicules personnels appelés clando ont emboîté leurs pas. Partout le constat est le même sur l’autoroute: de km36 à Dabompa, d’Enta à Matoto en passant par l’Aeroport et Madina, Les conséquences sont économiquement et physiquement éprouvantes pour les populations surtout en cette période pluvieuse. Espérons que les nouveaux taxis dont les mises en circulation sont prévues ce vendredi 31 Juillet puissent mettre fin au calvaire des populations. Dans le cas échéant, les autorités devront mettre ces fraudeurs au pas.
Moussa Diawara
