Il n’y a pas de rupture ou changement dans la conscience populaire. Le Ministère de l’Elevage n’est pas un purgatoire !
Pour un pays essentiellement à vocation agro-pastorale environ 70% de la population active (caractéristiques générale d’un pays en voie de développement), la transformation qualitative de notre économie passera par son essor. Pour les autres secteurs, on parle de croissance mais le vrai développement commencera à son niveau. Déjà manger de la viande de bovin relève du parcours de combattant et c’est vous qui minimisez l’Elevage !
Après le cas très désinvolte du Ministre Oyé voici que les populations elles-mêmes assimilent la mutation d’un Ministre à une purge!
Parfois, même être affecté à l’intérieur du pays est pris comme sanctions négatives. Publiquement, au cours d’une sanction administrative lue sur la place publique, il a été fait mention : « sera muté à l’intérieur… »
En dehors des magistrats, et certains hauts gradés de l’armée (militaires, gendarmes, police, douane, corps des conservateurs de la nature), une fois entamer une carrière dans ces endroits du pays, équivaut à se placer comme citoyen de seconde zone. Très malheureusement, aucune politique publique visant à faire changer de paradigmes. Voici des maux qui gangrènent et sclérosent la nécessaire connaissance du pays avant d’avoir un destin national. Les faits eux, laissent comprendre que pour l’administration publique centrale, la fâcheuse tradition s’est instaurée de ne choisir que pour les postes décisionnels que les cadres résidant à Conakry (même un chargé d’étude est préféré) et les compatriotes vivant à l’extérieur.
La révolution ou REFONDATION aurait dû faire changer cette perception négative, mais en vain!
Changer c’est faire bouger les lignes en tirant vers le haut. Et, un penseur a dit : »le plus gros indicateur du développement, c’est lorsqu’il n’y aura plus de différence entre la ville et la campagne « . Le meilleur schéma est celui qui soutient efficacement le développement à la base (périphérie) vers le centre (niveau central) sinon nous assistons à la croissance non à un développement harmonieux. Luttons contre les disparité et si le Directeur Général des Marchés publics se referait à une vieille réforme du début des années « 2000 » qui avait instauré des Directions Régionales des marchés publics? Sans nul doute, l’une des meilleures réussites du PACV a reposé sur cet aspect, car, c’étaient les Communautés qui passaient elles-mêmes leurs propres marchés.
Capitalisons sur les expériences réussies. Si nous parvenons à cela, on verra que Conakry se desengorgera. D’autres viennent s’y établir pas par gaieté de cœur mais venir tenter leur chance dans la grande répartition de la richesse nationale au biais de la passation des marchés par la commande publique.
Mais avec un État Jacobin, on n’a pas le choix que d’être là où les ailes du poulet sont découpées.
Par Souleymane Doumbouya
