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Home»LA UNE»Réouverture des classes: Les enseignants du privé réclament d’abord les arriérés
LA UNE

Réouverture des classes: Les enseignants du privé réclament d’abord les arriérés

6 juin 2020
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Alors que les autorités multiplient les réunions pour la réouverture prochaine des classes, les enseignants du privé eux ne l’entendent pas de cette oreille. Ils réclament des arriérés de salaire de 2 mois pour les uns et 3 mois pour les autres aux fondateurs des écoles privées avant de retourner dans les salles de classe. La plupart de ces enseignants mènent une vie de misère depuis la fermeture des écoles à cause de la covid-19. Ni l’Etat encore moins leurs patrons n’a pensé à eux pour quelconque accompagnement financier en cette période de crise sanitaire grave. Conséquence, ils sont abandonnés à eux-mêmes. A ce niveau, le droit doit être dit car ces enseignants ne méritent pas le sort qu’on leur inflige. Contrairement à ce qu’on raconte dans la cité, ces enseignants du secteur privé ont bel et bien un contrat avec les fondateurs de ces écoles, tacitement ou pas. Comme tout autre travailleur, ils ont été soumis à toutes les étapes du processus de recrutement au sein d’une entreprise à savoir: Le test, l’admission après le test et l’embauche. Même si certains sont passés entre les mailles du filet mais ceux-ci sont insignifiants par rapport au reste. Ne pas prendre en compte leur revendication, c’est faire la sourde oreille devant une situation explosive et refuser de reconnaitre le droit dans cette affaire. L’Etat est appelé à se bouger sur ce dossier eu égard à l’effort déployé par ces enseignants dans l’éducation nationale. Le saviez-vous ? Les seules communes de Matoto et Ratoma ont respectivement de nos jours plus de 1000 et 900 écoles privées. Dans ce cas, l’ensemble du pays aurait combien au total ? dans la plupart de ces écoles privées ce sont des frères et sœurs qui s’y battent pour la réussite des enfants guinéens. Alors, ce serait irresponsable de penser à rouvrir les écoles sans régler définitivement le cas des enseignants du privé. Que le gouvernement ne tente pas cette aventure aux conséquences désastreuses !

Moussa Diawara                      

arriéré contrat Crise école enseignants privé

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