D’après les éléments disponibles, fin avril, la ville était passée sous le contrôle du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, à la faveur d’une série d’attaques coordonnées contre des positions de l’armée dans plusieurs localités du pays.
Cinq mois après l’avoir perdue, l’armée malienne a repris pied à Kidal, dans le nord du pays. Les rebelles indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé ce mardi 6 octobre avoir retiré leurs forces de cette ville hautement symbolique.
La chute de Kidal avait été vécue comme un sérieux revers pour la junte au pouvoir à Bamako. Fin avril, la ville était passée sous le contrôle du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, à la faveur d’une série d’attaques coordonnées contre des positions de l’armée dans plusieurs localités du pays. Depuis, les forces maliennes multipliaient les opérations pour reprendre ce bastion.
Mardi matin, l’armée et les paramilitaires russes d’Africa Corps avaient annoncé le lancement d’opérations aéroterrestres d’envergure dans la région. Quelques heures plus tard, les militaires entraient dans la ville.
Dans un communiqué, le FLA présente son départ comme un retrait « stratégique » et « maîtrisé ». Le mouvement affirme avoir voulu protéger les rares civils encore présents dans la ville, exposés selon lui à un usage disproportionné des frappes aériennes menées par l’armée et ses partenaires russes. Les rebelles parlent d’une mesure temporaire visant à préserver leurs capacités humaines et logistiques, et assurent qu’aucun affrontement direct n’a eu lieu avec les troupes adverses.
Le FLA accuse également les frappes de Bamako d’avoir détruit l’essentiel des infrastructures publiques et civiles de Kidal et de mettre en danger des vies innocentes. Des accusations qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Par Senenews
