L’enlèvement de Magnama Sagno, mère d’un opposant guinéen, survenu dimanche dans le village de Moribadou, souligne l’escalade inquiétante des disparitions forcées en Guinée, un pays déjà en proie à des violences contre les voix dissidentes.
La mère d’un opposant politique guinéen établi en France a été « enlevée » pendant le week-end dernier en Guinée par des « personnes encagoulées en tenue civile » et emmenée vers une « destination inconnue », a appris l’AFP auprès de sa famille.
Les cas d’enlèvements et de disparitions forcées de voix dissidentes et de leurs proches se sont multipliés ces dernières années en Guinée, pays dirigé d’une main de fer par le général Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021 et élu président en décembre 2025.
Magnama Sagno, âgée d’une cinquantaine d’années, a été enlevée dimanche en fin de matinée dans le village de Moribadou, situé près de la capitale régionale Beyla (sud-est de la Guinée), a affirmé mercredi à l’AFP son fils Falikou Camara dit Zoulouwane, membre du RPG, parti de l’ex-président Alpha Condé, renversé lors du coup d’État de 2021.
« Ma maman tient une boutique où elle vend des boissons et des aliments.. Les ravisseurs se se sont présentés en clients. Ils l’ont embarquée de force dans un (véhicule) pick-up », a déclaré M. Kourouma, joint par téléphone. Ses informations ont été confirmées par des témoins contactés par l’AFP.
Avec Afp
