Je sens une vraie ingratitude des burkinabés vis-à-vis du peuple de Guinée. Vous interdisez l’orpaillage chez vous, vos concitoyens deferlent massivement chez nous et contribuent à détruire nos terres. Pendant la durée de leurs longs séjours, personne n’a entendu un seul jour, qu’un Burkinabé est maltraité ici en Guinée.
La haute autorité se rend compte du désastre environnemental aggravé par une menace sécuritaire liée à un possible retranchement des Groupes Armés Terroristes (GAT) fortement en cours d’éradication, traqués et sous forte pression de l’autre côté de la frontière avec notre République Sœur du Mali. Les braves FAMAS que je félicite de passage et qui sont en train de faire un boulot remarquable par le démantèlement, la destruction systématique des refuges des bandits et voyous ou les dernières poches et nids terroristes dans le Sud de leur pays. Ces opérations et manœuvres militaires bien orchestrées avec des résultats tangibles dans des zones qualifiées de forêts par un pays sahelien après avoir heroiquement remporté des victoires historiques contre la nébuleuse coalition du FLA – JNIM dans l’extrême Nord – Est, c’est-à-dire dans la Region Administrative de Kidal.
Ainsi, depuis quelques temps, il nous a été donné de constater avec préoccupations, plusieurs communications sur les réseaux sociaux faisant état d’alertes précoces lancées par des spécialistes des questions du terrorisme au sahel. Elles affirment toutes d’une possible et éventuelle fuite de ces bandes criminels appelés éhontement « DJIHADISTES » (par une certaine presse imperialo-occidentale) vers la Guinée. En toute responsabilité, notre cher gouvernement a pris la situation en main par des mesures conservatoires. Au nombre desquelles , l’interdiction de l’exploitation artisanale de l’or dans la Region Administrative de Siguiri qui partage directement les frontières Nord-Est de la Guinée avec le Mali et plus exposée. Je saisis la présente opportunité, pour humblement suggérer à Monsieur le President de la République, Mon Général Mamadi DOUMBOUYA, de bien vouloir accepter d’élargir cette mesure d’interdiction à tout le territoire national afin de nous permettre de repartir sur de nouvelles bases concernant cette activité travestie, galvaudée et sortie des pratiques ancestrales.
Je suis parfaitement d’accord avec le célèbre communicant vedette malien du surnom de Bouba Mabelle « Neutralisant », sur le laxisme observé par les responsables de la sécurité du Mali vis-à-vis de cet afflux de migrants taxés de Burkinabés sans le moindre contrôle de routine et ayant atteint la capitale Bamako, c’est plus qu’une faute. Si on peut se réjouir de l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans nos espaces, il faut cependant, très vite tirer les leçons de réels dysfonctionnements sur la physionomie de ces flux migratoires où des criminels peuvent facilement utilisés à leurs avantages pour accomplir leurs sales besognes dans cette guerre asymétrique. De par la « technique du zéro « , c’est mineur et dans la seconde qui suit lorsque des failles sont offertes, le même individu peut frapper fort en se révélant comme kamikaze. Donc prudence – prudence !Pour un pays confronté à un problème sécuritaire aussi grave et victime de terrorisme, il faut trouver des mécanismes plus subtiles et optimaux pour suivre et maîtriser la physionomie de ce beau monde. Ceci, sans préjudice ou entraves aucunes au droit de circulation des peuples ou personnes et des biens. Ce qui est une évidence, et l’État guinéen pays d’accueil, et celui du Mali zone de transite, ainsi que celui du Burkina ont sans nul doute, dûs être tous surpris par ce nombre monstrueux de ces migrants.
Aussi, je ne peux comprendre qu’avec un tel flux migratoire effarant, suite à un retour volontaire non forcé des mineurs (Orpailleurs) clandestins suite à une interdiction pour tout le monde, y compris les nationaux, que nous voyons certains Communicants irresponsables jeter de la pierre à la Guinée qui leur a pourtant ouvert le bras. Savent-ils le nombre de temps mis ici? Dans les autres Préfectures non encore concernées par la mesure d’interdiction, connaissent-ils le nombre de burkinabés qui y vivent librement ? Je rappelle que la Guinée a l’un des peuples les plus hospitaliers du monde. Et, je dis qu’avec les guerres fratricides au Liberia et en Sierra Leone nous avions longtemps été le pays qui abritait le plus grand nombre de réfugiés dans le monde, les archives du HCR central peuvent l’attester. Chez nous on refusait même par endroit les camps de refugiers, nos populations souvent sociologiquement partageaient tous avec leurs sœurs et frères ayant fuient les pires atrocités, une guerre pratiquement où on ne faisait pas de prisonniers, pendant laquelle on mutilait les pauvres civiles avec les termes odieux de « Manche courte ou longue » pour indiquer la main ou l’avant-bras. La suite on la connaît : la logistique des organismes humanitaires defonça totalement nos routes en forêt et pire, le moment du retour, ces réfugiés s’étant longuement installés sur nos terres, au moment du retour, certains brûleront leur champs pour empêcher que leurs hôtes guineens n’en profitent. C’est encore le même scenario, soyez au moins reconnaissants chers frères burkinabés! Et, remerciez-nous car vous n’êtes pas chassé s mais retournez volontairement !
J’aurais préféré, que le gouvernement du Burkina dépêche une mission auprès de celui de la Guinée pour envisager ensemble des mesures de rapatriement volontaire. Mais cette réaction cavalière est une maladresse diplomatique totale.
Ne donne pas du sang à la main qui t’a nourri de lait!
Puisse Dieu guider et éclairer nos pas ! Amen !
Souleymane DOUMBOUYA
